Shadi Alzaqzouq [un artiste plasticien palestinien, né en 1981 à
Benghazi (Libye), où il a passé une grande partie de son enfance avant de
retourner à Gaza suite aux Accords d’Oslo en 1993] . Son œuvre reflète son
identité double et son expérience de l’exil, mêlant réalisme et satire
symbolique pour aborder des questions contemporaines liées à l’identité, la
religion, la politique et la diaspora.
Il a commencé son parcours artistique par des études de musique classique
à l’Institut technique palestinien de Deir al-Balah, avant de se tourner vers
les arts plastiques. Il a obtenu une licence en arts plastiques à l’Université
Paris 8 en 2010, et a enseigné les arts visuels à l’École municipale de
Saint-Denis de 2009 à 2012. En 2024, il a décroché le Diplôme National
d’Expression Plastique à l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne
(Lorient, France).
Alzaqzouq a acquis une reconnaissance internationale notable, avec des
expositions personnelles en France, aux Émirats arabes unis, en Palestine
et au Royaume-Uni. Il a également participé à de nombreuses expositions
collectives aux Pays-Bas, en Corée du Sud, en Tunisie, en Syrie, aux
Émirats et au Royaume-Uni. Il a notamment été l’un des trois artistes
palestiniens invités à participer à « Dismaland », une exposition organisée
par Banksy à Weston-super-Mare (Royaume-Uni, 2015). Il a aussi
représenté la Palestine à l’exposition « Crisis of History #2 – Fight History
» à Amsterdam (février–mars 2015), aux côtés de 58 artistes
internationaux. À Art Dubaï 2012, il s’est distingué par son œuvre
emblématique « After Washing ».
Il a remporté plusieurs prix et bénéficié de résidences artistiques
prestigieuses, parmi lesquelles :
Prix Hasan Hourani (Ramallah, 2005) pour son œuvre « I am the
only guest on my birthday »
Prix du Jeune Artiste de l’Année (YAYA) décerné par la Fondation
A. M. Qattan et le Consulat français à Jérusalem pour son projet «
Red Line » en 2006, suivi d’une résidence de six mois à la Cité
internationale des arts à Paris.
Ses œuvres figurent dans des collections publiques et privées à travers le
monde, notamment :
Fondation Barjeel Art (Émirats arabes unis)
Institut du Monde Arabe (Paris)
Et dans des collections privées aux États-Unis, en France, en
Palestine, en Allemagne, aux Émirats et au Royaume-Uni.
Shadi Alzaqzouq vit et travaille actuellement en France. Son travail
continue de s’inspirer de ses expériences personnelles, de l’exil et de la
culture populaire, en posant des questions critiques sur la justice, la liberté